Comment le vélo a aidé mon TSPT

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Je suis un vétéran américain de 50 ans et je suis ici pour vous parler de mon combat contre le trouble de stress posttraumatique (TSPT) et de la façon dont le vélo m’a aidé à gérer mon état. Je me suis engagé dans l’armée en 1994 et j’ai servi pendant 23 ans. Issu d’une famille de militaires, j’étais ravi de servir mon pays, notamment pendant la guerre civile afghane. Mais, comme je l’ai appris plus tard, les talibans qui me chassaient quotidiennement, les engins explosifs improvisés qui explosaient tout autour de moi et le fait de me mêler à des kamikazes ne sont pas du tout excitants. Les horreurs de la guerre m’ont habité longtemps après que j’ai quitté le champ de bataille.

Lorsque je suis rentré chez moi, au début, j’étais heureux de voir ma famille. Mais les horreurs ont commencé peu après. J’ai progressivement commencé à être frustré par tout et tout le monde dans ma vie. J’avais du mal à dormir et lorsque je parvenais à m’endormir, je faisais souvent la grasse matinée dans l’espoir de ne jamais me réveiller.

Heureusement, contre ma volonté, ma femme m’a emmené chez un psychiatre qui a diagnostiqué un TSPT. On m’a prescrit des médicaments, un traitement d’exposition et une psychothérapie. Lorsque j’ai montré de lents signes de rétablissement, mon médecin m’a suggéré de pratiquer davantage d’activités physiques. J’ai choisi le vélo et cela a fait des merveilles pour moi ! Si vous êtes aux prises avec un TSPT, voici comment le vélo peut vous aider:

1- Il aide à atténuer les pensées négatives :

Le TSPT m’a fait vivre des pensées intrusives en permanence, allant du désir de faire du mal aux autres, jusqu’au suicide. Ces pensées faisaient s’emballer mon cœur et me faisaient transpirer abondamment. Ces pensées ont cessé depuis que j’ai commencé à faire du vélo. Mon médecin dit que la pratique régulière du vélo me fait me concentrer sur de nouvelles impulsions, qui suppriment ensuite la peur et les pensées à l’origine de l’anxiété chronique.

2- Je me suis senti vivant :

Le vélo m’a aidé à me sentir à nouveau vivant. Cependant, en cours de route, j’ai découvert que faire du vélo « à l’ancienne » commençait à me faire mal aux genoux et au dos. Heureusement, un ami m’a présenté une bicyclette motorisée, qui m’a non seulement permis de faire du vélo sans effort, mais aussi d’augmenter le temps que je peux passer à faire du vélo en plein air. Le fait de pouvoir interagir avec la nature me donne un but et une raison de vivre, ce qui me fait apprécier la vie. Les sourires que m’adressent mes sympathiques voisins lorsque je fais le tour du pâté de maisons me rassurent sur la valeur de la vie.

Le vélo me donne l’occasion d’expérimenter les changements de température en passant devant des lacs gelés et des sentiers naturels. Les bosses sur la route me font ressentir une poussée d’adrénaline et de dopamine, ce qui me donne de l’énergie et me rend alerte. Toutes ces choses m’ont vraiment aidé à surmonter mes symptômes.

3- J’ai trouvé une famille

Trois mois après avoir commencé à faire du vélo, j’ai rejoint un club local où d’autres anciens combattants s’efforçaient de se rétablir. Nous faisions maintenant du vélo ensemble et partageons des histoires de nos journées en service actif. Le fait de fréquenter mes anciens camarades de combat a également réduit le sentiment d’isolement. Le système de soutien par les pairs que j’obtiens en étant entouré de personnes qui vivent les mêmes expériences que moi m’a aidé à m’abstenir de consommer de l’alcool ou d’autres drogues et d’autres pratiques qui pourraient nuire à mon rétablissement. De plus, le fait de voir d’autres personnes de mon groupe se rétablir et reprendre une vie normale m’incite à continuer à travailler dur.

4- Cela m’a aidé à atteindre la méditation dynamique

Faire du vélo, c’est comme de la méditation dynamique. Elle oblige le cycliste à rester vigilant et à se concentrer sur la circulation, l’état de la route et, bien sûr, sur le vélo. Elle rappelle au cycliste qu’il doit toujours se concentrer sur le présent, plutôt que de s’inquiéter de l’avenir ou de ressasser un passé traumatisant. Le vélo a fait cela pour moi. Il m’aide à me calmer comme le ferait la méditation. Ce type de méditation dynamique m’aide à faire le vide dans mon esprit afin que je ne sois pas aussi agité que ne l’était mon TSPT.

5- Cela m’a aidé à rester en forme

En luttant contre le TSPT, j’ai également pris beaucoup de poids et j’ai rapidement fait de l’embonpoint. Mon médecin a dit que la prise de poids était liée à la suractivation des hormones du stress, qui interféraient avec le métabolisme de mon corps. Je me souviens avoir mangé des tonnes de cochonneries pendant cette période, juste pour faire face à mon stress. Étant donné que je ne pouvais me résoudre à pratiquer aucune autre forme d’exercice, ni avoir le courage d’aller à la salle de sport, c’est le vélo qui m’a aidé à rester en forme. Lorsque mon TSPT s’est résorbé, j’étais physiquement et mentalement comme avant.

Souvent, les gens n’osent pas parler de leur santé mentale par peur d’être stigmatisés. Cependant, si vous êtes aux prises avec un TSPT, il n’y a pas de honte à demander de l’aide quand vous en avez besoin. Obtenir l’aide dont j’avais besoin m’a mis sur la voie de la guérison et m’a conduit à un passe-temps qui m’a sauvé du gouffre du TSPT.

Auteur : Calvin Smith

Calvin est un vétéran américain de 50 ans, qui travaille maintenant comme professeur d’anglais dans une école primaire. Calvin est connu par les gens comme une personne qui mène une vie saine et qui aime le sport. Il dit toujours aux autres que, quel que soit l’âge, si vous avez le courage, vous aurez la conduction nécessaire pour être actif physiquement. Calvin aime partager son histoire personnelle avec les gens sur la façon dont son TSPT a disparu et ce qu’il a fait pour y remédier. C’est aussi un bon écrivain qui aime toucher différents publics à travers ses sujets.

Cet article tiré du blogue de la National Alliance on Mental Illness (NAMI) et a été traduit par Jordan Bérubé.

Image : Personnes vecteur créé par pch.vector – fr.freepik.com

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