Traitement

Un plan de traitement est plus efficace lorsqu’il est adapté aux besoins de l’individu et mis en œuvre dès le début. Les plans de traitement du TDA/H doivent tenir compte du style d’apprentissage et inclure des médicaments prescrits par un professionnel. Un médecin ou un professionnel de la santé mentale peut également inclure une thérapie comportementale dans le traitement.

Médicaments

Les médicaments améliorent les symptômes du TDA/H afin que les personnes puissent se concentrer davantage sur les choses qu’elles aiment et améliorer leur qualité de vie. Trouver le bon médicament est un processus et tous les médicaments ne fonctionnent pas pour tout le monde.

Des médicaments efficaces peuvent améliorer la capacité d’attention, la capacité à gérer la frustration et conduire à de meilleures relations.

Stimulants

Les médicaments les plus prescrits pour le TDA/H sont des stimulants. Ces médicaments agissent en facilitant la communication entre les récepteurs nerveux du cerveau. L’impact des stimulants se fait souvent sentir rapidement, mais ils peuvent réduire l’appétit et avoir un impact sur le sommeil. Ils peuvent également raccourcir un peu la taille d’un enfant en pleine croissance s’ils sont pris pendant de nombreuses années, assurez-vous donc de suivre sa croissance au fil du temps.

Les stimulants agissent sur la façon dont le cerveau contrôle les impulsions et aident à réguler le comportement et l’attention. Ils sont généralement le premier choix de médicament à utiliser pour la gestion du TDA/H.

  • Méthylphénidate (Methylin, Ritalin, Concerta)
  • Méthylphénidate SR (Ritalin SR)
  • Transdermique (Daytrana)
  • Dexméthylphénidate (Focalin XR, SR Focalin)
  • Dextroamphétamine (Dexedrine, Dextrostat, Spansule)
  • Amphétamine (Adderall, Adderall XR)
  • Lisdexamfétemine ou Dimesylate (Vyvanse)

Mauvais usage des médicaments

En raison de leur nature et de leurs effets à action rapide, les stimulants peuvent faire l’objet d’un mauvais usage. Des personnes ont utilisé ces médicaments pour améliorer les performances scolaires ou sportives ou pour la réaction physique. La possession de ces médicaments sans ordonnance est illégale.

Non-stimulants

Les médicaments non stimulants sont également couramment prescrits. Ces médicaments peuvent prendre un certain temps avant d’être efficaces. Les non-stimulants agissent sur les récepteurs nerveux de manière plus indirecte que les stimulants. Il est nécessaire de suivre les résultats du traitement dans le temps.

Les médicaments non stimulants sont utilisés pour augmenter et ajuster les niveaux de neurotransmetteurs dans le cerveau. Ils aident à la concentration en augmentant la durée d’attention et en réduisant l’impulsivité.

  • Atomoxétine (Strattera)
  • Guanfacine (Intuniv)
  • Chlorhydrate de clonidine (Kapvay)

Antidépresseurs

Les antidépresseurs peuvent également être suggérés par un médecin. Cela est particulièrement vrai si une personne souffre de TDA/H et de dépression. Pour les médicaments qui ne sont pas des traitements de première ou de deuxième intention pour le TDA/H, demandez à votre médecin pourquoi il recommande ce traitement. Vous devriez également lui demander quelles sont ses connaissances et son expérience du traitement du TDA/H avec ce type de médicaments. Assurez-vous de toujours vérifier le statut d’approbation de santé Canada pour tout médicament.

  • Nortriptyline (Pamelor, Aventyl)
  • Desipramine (Norpramin)
  • Imipramine (Tofranil)
  • Bupropion (Wellbutrin, Wellbutrin XL, Welbutrin SR)
  • Venlafazine (Effexor, Effexor XR)

N’oubliez pas que la posologie et l’horaire de prise des médicaments ont un impact sur les résultats du traitement. Les jeunes enfants doivent être surveillés pour s’assurer qu’ils prennent le bon dosage du médicament. La posologie peut changer à mesure qu’ils grandissent. Certains parents choisissent de ne donner des médicaments à leurs enfants que lorsqu’ils sont à l’école.

Notez que tout médicament peut provoquer des effets secondaires. Les effets secondaires courants des médicaments contre le TDA/H sont l’appétit, les problèmes de sommeil, l’anxiété et l’irritabilité. Vous pouvez gérer les effets secondaires en modifiant la posologie et, souvent, ils s’atténuent et même disparaissent avec le temps.

Traitement comportemental

Un professionnel de la santé mentale peut aider une personne à trouver des moyens d’améliorer son comportement. Par exemple, ils peuvent donner des conseils sur la façon d’organiser et de faire ses devoirs. Les professionnels de la santé mentale peuvent également vous aider à apprendre à surmonter les événements frustrants. Le fait de fournir un retour d’information et un soutien est essentiel pour améliorer le comportement. Une structure, une routine et des attentes claires sur ce qui est permis ou non peuvent aider l’enfant à apprendre et à se sentir plus maître de sa vie. Discutez des comportements et des emportements acceptables.

La thérapie comportementale peut également aider à améliorer les compétences sociales, comme le partage et l’interaction avec les pairs. Apprendre des réponses appropriées aux situations de la vie quotidienne peut aider votre enfant à avoir des relations plus saines. De meilleures relations avec les enseignants, les amis et la famille peuvent améliorer la qualité de vie de votre enfant.

Approches de santé complémentaires

En dehors de la thérapie et des médicaments, il existe de nombreuses approches pour gérer le TDA/H. Ces méthodes alternatives, appelées médecine complémentaire et alternative (MCA), peuvent compléter un plan de traitement et favoriser la santé au quotidien.

  • Les régimes d’élimination reposent sur la théorie selon laquelle les gens sont sensibles au sucre et aux couleurs, arômes et conservateurs ajoutés artificiellement. L’élimination de ces substances du régime alimentaire pourrait améliorer les problèmes d’apprentissage et de comportement.
  • Les suppléments nutritionnels, tels que les oméga-3, peuvent remédier à la carence en acides gras qui est parfois associée au TDA/H.
  • L’entraînement au métronome interactif consiste en un métronome informatisé qui produit un rythme que les individus essaient d’égaler en tapant de la main ou du pied. Il est suggéré que l’amélioration de l’adaptation au rythme reflète des gains dans les compétences de planification motrice et de synchronisation.
  • La médecine chiropratique traite le déséquilibre du tonus musculaire qui peut affecter les déséquilibres de l’activité cérébrale.
  • Le neurofeedback (biofeedback EEG) enseigne aux individus comment augmenter l’activité dans les zones frontales du cerveau. En effet, les personnes atteintes du TDA/H présentent un faible niveau d’éveil dans ces zones, ce qui entraîne une diminution de la capacité de concentration. Grâce à la formation, les personnes peuvent apprendre à augmenter l’excitation par elles-mêmes.

Cette présentation est tiré du site de la National Alliance on Mental Illness (NAMI) et a été traduit par Jordan Bérubé