Soutien par les pairs : Aider les autres et se guérir soi-même

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Il n’existe pas deux groupes de soutien par les pairs identiques – chacun est aussi unique qu’un flocon de neige ou une empreinte digitale.

Un groupe de soutien par les pairs est un rassemblement régulier d’hommes et/ou de femmes ayant une expérience vécue avec la maladie mentale. En général, une fois par mois, ces personnes se réunissent, sous la supervision d’un spécialiste ou d’un animateur formé au soutien par les pairs, pour parler entre elles de leurs expériences, de leurs luttes et de leurs défis. Le groupe de soutien devient un point d’ancrage pour elles alors qu’elles se remettent de leur maladie et développent des compétences pour vivre plus efficacement dans leur communauté. Un groupe de soutien par les pairs est une expérience libératrice, car ces personnes réalisent qu’elles ne sont pas seules. Donc, l’espoir et la confiance grandissent entre elles.

La plupart des adultes atteints de maladie mentale n’ont pas l’habitude de parler de leur état dans des situations sociales. Mais un groupe de soutien par les pairs, peut-être différent de tout autre endroit pour les participants. Il s’agit d’une zone sans jugement ni stigmatisation, de sorte qu’ils sont plus ouverts au partage. Les participants savent également qu’ils sont en mesure de se conseiller mutuellement et d’aider à résoudre les problèmes en raison de leur expérience commune. Qui de mieux pour offrir des messages francs et inspirants que quelqu’un qui est passé par là ?

« Vous n’êtes pas votre trouble ».
« Vous êtes une personne, pas un problème. »
« Votre trouble ne vous définit pas. »
Ces opinions sont mieux reçues lorsqu’elles proviennent de personnes qui ont marché dans les mêmes chaussures que vous et qui ont vu le monde à travers les mêmes yeux, mais avec une perception qui peut être parfois différente.

Qu’est-ce qui fait l’efficacité d’un groupe de soutien par les pairs ?

Le « succès » d’un groupe de soutien par les pairs ne dépend pas du fait que les mêmes participants restent ensemble indéfiniment. Non : Un groupe de pairs reste efficace même si les participants vont et viennent et que la chimie et la dynamique du groupe changent.

Ce qui fait l’efficacité et la réussite d’un groupe de soutien par les pairs, c’est que les participants montrent par l’exemple comment être honnêtes, empathiques et compatissants les uns envers les autres. Et un animateur fort et confiant est essentiel pour que les participants du groupe acquièrent ces qualités.

Un bon animateur est bien plus qu’un gardien de la paix ou un horloger. Tout comme le rôle d’un bon parent est d’aider ses enfants à devenir indépendants, à sortir et à aller de l’avant, il en va de même pour l’animateur du groupe de soutien par les pairs. Un bon animateur, comme un bon parent, enseigne la confiance et l’affirmation de soi, et renforce les compétences uniques de chaque participant afin qu’il puisse se passer du groupe de pairs. Le but ultime est de transférer leur nouvelle confiance et leurs nouvelles compétences dans la communauté en général.

Malheureusement, ce me sont pas toutes les personnes qui participent à un groupe de soutien par les pairs qui réussissent. Les participants doivent être ouverts d’esprit et prêts à changer. Ils doivent apprendre, pratiquer l’écoute active et essayer de créer des liens d’amitié et de camaraderie au sein du groupe. Un participant incapable d’accepter les commentaires honnêtes et constructifs des autres ne s’épanouira probablement pas. Même les animateurs les mieux équipés et les pairs les mieux intentionnés ne peuvent aider une personne qui refuse de reconnaître ses propres problèmes.

Une surprise inattendue


Si les hommes et les femmes viennent aux groupes de soutien par les pairs pour trouver du réconfort et des conseils, ils sont souvent surpris de trouver un sentiment qui leur démontre leur valeur en devenant le mentor des autres – un sentiment qu’ils éprouvent peut-être même pour la première fois. L’expérience vécue d’une personne, qui n’était peut-être perçue jusque-là que comme un fardeau, se transforme en leçons d’espoir et d’accomplissement. Les membres du groupe qui ont été ostracisés, isolés et ont lutté pendant des années peuvent être considérés comme des guerriers, respectés et imités dans leur lutte pour une vie meilleure.

Les participants ne sont plus simplement écartés, ils sont salués par leurs pairs et quittent les réunions avec le sentiment qu’ils ont de la valeur aux yeux des autres auquel ils n’étaient peut-être pas habitués. Souvent, les participants acquièrent de la confiance et le sentiment leur conférant de la valeur grâce au soutien et à l’espoir qu’ils offrent aux autres.

De nombreuses études démontrent que la participation à des groupes de soutien par les pairs réduit le recours aux services officiels pour les personnes en voie de rétablissement. Contrairement à l’hospitalisation ou au placement en institution, les groupes de soutien par les pairs donnent aux participants le sentiment d’exercer un contrôle sur la qualité et l’orientation de leur vie. En développant une relation de confiance avec leurs pairs, ils travailleront les uns avec les autres afin de créer des plans pour répondre aux défis et prendre soin d’eux-mêmes au-delà du groupe. Après tout, réussir au-delà du groupe est le but ultime du soutien par les pairs.

Auteur : Trish Richert

Trish Richert possède et gère Strike the Write Tone, qui propose des services indépendants d’édition, de relecture et de recherche pour un large éventail de textes non fictionnels, universitaires et créatifs. Trish est présidente du comité directeur de NAMI Maryville (TN), éducatrice qualifiée en matière de soutien familial, coordinatrice à l’éducation et à la sensibilisation, conceptrice de programmes d’éducation communautaire et attachée de presse.

Cet article tiré du blogue de la National Alliance on Mental Illness (NAMI) et a été traduit par Jordan Bérubé

Image : Personnes vecteur créé par pikisuperstar – fr.freepik.com

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